Pèlerinage des mères de famille
Samedi 17 mars 2012 :  Départ de Donnery  et arrivée  à Saint-Jean-de-Braye, Loiret (45).



Cette année, le thème du pèlerinage est « Seigneur, augmente en nous la foi ». 

Il y a eu 8 chapitres avec 104 pèlerins, à savoir les prêtres accompagnateurs, les religieuses de Saint-Jean et les mères de famille tout compris.
De la communauté Hmong d’Orléans, nous étions six mères de familles, dont quatre expérimentaient cette manière de prier et de méditer pour la première fois…
Et comme pour beaucoup de choses dans la vie, il faut une première fois à tout et particulièrement ce jour pour découvrir SA FOI. 










  • Marie et Chua sont deux jeunes mères de famille qui se préparent pour le baptême à Pâques prochain. Marie nous témoigne de cette recherche de la foi à travers les rencontres qu’elle a faite et espère arriver à découvrir sa Foi pour pouvoir la faire grandir.

  • Tsong, une maman qui a participé au pèlerinage habite Donnery. Par rapport à la communauté Hmong, c’est elle en quelque sorte qui nous a accueillies et nous témoigne de son regard sur sa foi en Jésus Christ.

  • Pour Maha, c’est la quatrième fois qu’elle  rejoint le pèlerinage et elle nous témoigne de sa joie de se nourrir de l’enseignement donné.

Oui, on parle d’augmenter sa Foi mais la première réflexion qui pourrait nous venir à l’esprit c’est de se demander si on a vraiment la foi. 
Pour chacun d’entre nous, comment peut-on définir la foi ? 
Avoir la foi cela traduit que l’on a une certaine confiance et que l’on croit. Si l’on croit, c’est qu’on espère aussi et que cet espoir se définit dans la joie. Lorsque que la joie nous habite, alors je pense que notre foi ne peut que s’intensifier pour faire rayonner autour de nous cet Amour que Dieu nous invite à vivre. 

A la fin du pèlerinage et de la messe de clôture présidée par Monseigneur Blaquart, chacune d’entre nous sommes reparties avec des intentions de prières, des paroles qui nous ont nourris, des visages et des sourires… qui nous ont permis de grandir dans la foi.

Propos recueillis par Joanne YANG, communauté Hmong, paroisse Don Bosco.

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"Je me prépare au baptême depuis un moment et je me suis décidée à participer pour la première fois à un pèlerinage. J’ai pu rencontrer d’autres mères de famille qui venaient pour trouver une force, un espoir de continuer à avancer dans leur vie. J’ai pu découvrir des chants et des prières. C’était un vrai moment de partage dans la foi. Cela m’a permis de me renforcer et de m’encourager dans ma démarche."
(Marie) 

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J’ai participé au pèlerinage des mères de familles ce 17.03.12 pour la première fois. Je conçois la curiosité comme une qualité permettant à chacun de découvrir l’autre mais aussi soi-même. Pour cette raison, je me suis lancée dans cette journée particulière.
Voir le visage de toutes ces femmes illuminé de joie lorsqu’elles parlent de Dieu, de Jésus et bien d’autres est surprenant. Voir toutes ces femmes si convaincues dans leur croyance l’est aussi. Et vivre une communion collective de cette foi est une chose extraordinaire. Je ne suis pas une fervente chrétienne : je ne vais pas à la messe tous les dimanches, je ne dis pas le bénédicité à tous les repas, je ne fais pas ma prière du soir. Je me considère donc peu engagée dans ma foi chrétienne et dans ma paroisse de Donnery mais ma foi, si marginale soit elle, guide ma vie. Pour cette raison, j’ai pu me laissée emporter par cette émotion collective. Je me suis sentie spirituellement plus sereine.
Outre le culte de la religion, j’attendais surtout de cette journée un échange avec les autres mères de famille sur la façon dont chacune vivait et  transmettait leur foi à leurs enfants, à leur entourage. Sur aussi comment chacune pratiquait cette foi au  quotidien. Ce sujet n’a pas été évoqué une seule fois. Or, je pense que le mal d’aujourd’hui pour une mère de famille  est justement  de pouvoir concilier sa vie de famille, sa vie professionnelle et sa vie spirituelle dans cet environnement occidental, trépidant, stressant et envahissant. Et pour les mères Hmong, comment concilier ses différents points en plus de sa propre culture ? Comment gérer ma religion ? Comment cultiver cette flamme que mes parents m’ont donnée par le baptême et que j’ai moi-même transmise à mes deux enfants actuellement en bas âge ? Je n’ai pas eu de réponse.
Au travers de cette foi individuelle et commune, j’attendais aussi une ouverture sociale  et culturelle avec les autres mères de famille. Certes, la journée était tournée vers la prière et la médiation sur les textes fondamentaux de l’ancien et du nouveau testament mais la vie chrétienne apprend aussi à s’ouvrir et à s’intéresser aux autres : la fraternité, la charité, l’amour. Le lien social et culturel est le principal vecteur de la foi. Comment éveiller cette dernière auprès de personne que l’on rencontre pour la première fois si ce n’est par l’approche humaine avant tout ? Contrairement à ce que le Père Alain disait ce jour là, la foi n’est malheureusement pas contagieuse. Si c’était le cas, les églises ne seraient pas désertes. Sur les 12 heures passées ensembles, pendant les 20 kilomètres marchées ensembles, les mères de familles avec qui j’étais n’ont pas eu cet intérêt.

Ma conclusion est la suivante et cela n’engage que moi : ce pèlerinage est dédiée aux mères de famille pleinement investies dans leur foi et leur paroisse, désireuses de se ressourcer spirituellement, de rendre grâce à Dieu pour les raisons qui leurs sont propres, de conforter leurs convictions et leurs croyances actuelles. Pour les mères de familles à la recherche de réponses pour vivre leur foi, ce pèlerinage n’est pas adapté. Il vaut mieux dans ce cas cibler des séminaires avec des thèmes spécifiques qui apporteraient une réflexion et une pédagogie certainement plus enrichissantes. Est-ce que je participerai à ce pèlerinage en 2013 ? J’irai là où le vent m’emportera. J’irai là où ma foi me dictera.

Tsong XIONG
 

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