Retraite à Lombreuil de la cté hmong catholique d’Orléans le samedi 23 juin 2012 chez les sœurs des campagnes :
Il y a eu dix familles hmong qui étaient présentes à Lombreuil dont 19 adultes et 28 enfants et jeunes âgés de 2 ans à 19 ans. Parmi ces familles trois d’entre elles venaient pour la première fois à Lombreuil.




Déroulement de la journée :
Arrivée à 10h00, Repas partagé à 12h00.  

Pour les enfants et les jeunes, une chasse au trésor a été organisée. Tous les enfants et jeunes ont participé. Le but étant que les plus grands aident les plus jeunes à comprendre et découvrir les énigmes. Le parcours de la chasse s’est déroulé dans la forêt. Le seul danger que les enfants avaient à affronter : les nuées de moustiques ! Il y avait une certaine compétition entre les trois groupes formés mais en même temps, c’était  un travail d’équipe car il fallait que les trois groupes réunissent leur carte constituée de pièces de puzzle pour trouver le trésor. Ce qu’ils ont appris au caté les ont bien aidés.
Pour les adultes, un temps d’enseignement sur la bible, la constitution de la bible a été donné en français par père François et en hmong par Mr Ly. Les histoires de l’ancien testament comme celle d’Abraham nous a été relatée et expliquée en français et en hmong. C’était pour nous faire comprendre que chaque peuple a des piliers qui fondent son histoire et expliquent leur évolution dans leurs us et coutumes. Les histoires de l’ancien testament mais aussi les évangiles sont une  manière pour nous aider à chercher à connaitre les origines de son peuple, de son histoire et ainsi nous serions peut-être plus éclairés sur notre propre cheminement vers la foi. 
Un compte-rendu de la rencontre des ctés africaines a été apporté par père François pour nous montrer que nous ne sommes pas les seules à faire cette démarche de quête d’identité. Qui dit quête de la foi dit quête d’identité. On ne peut pas chercher à approfondir sa foi sans se remettre en question, sans se découvrir soi-même. Jésus nous invite à nous respecter les uns les autres, à nous aimer les uns les autres, à faire la paix autour de nous. 
Après une pause, nous avons visionné le diaporama sur le pèlerinage à Prinquiau. Les jeunes enfants ne comprenaient pas tout mais ils ont été touchés par la musique qui servait de support aux photos du diaporama. Deux témoignages sur la rencontre à Prinquiau ont été lu dont un en français et l’autre en hmong. Les jeunes découvrent peu à peu le travail d’écriture du Père Yves Bertrais et de son amour profond pour le peuple hmong. 
Dans ce deuxième temps d’enseignement, quelques échanges ou tentatives d’échanges sur notre propre démarche de foi en Jésus Christ. Certains n’arrivent pas à intéresser leurs enfants qui sont déjà parents à revenir vers ce besoin et cette nécessité de se retrouver en église. Ces jeunes adultes qui se détournent de leur baptême mais qui veulent tout de même faire baptiser leurs enfants. Peut-être qu’ en tant qu’être humain, tant que nous n’avons pas essayé de chercher à nous connaitre vraiment et tant que nous ne saurons pas les piliers qui fondent notre histoire et celle de notre peuple, nous ne prendrons pas le bon chemin. Proverbe africain : « pour savoir où l’on va, il faut savoir d’où l’on vient ».
Les enfants ont jouaient librement pendant que certains pères de familles préparaient le barbecue, des mamans préparaient le repas et d’autres partaient en forêt se recueillir  en prière.
Certains jeunes ont été encadrés par un père de famille pour jouer à l’improviste quelques scénettes sur leur vie au quotidien avec leurs parents. Ce n’est  pas facile mais ça leur permet de pouvoir s’exprimer et s’extérioriser face à des adultes, en l’occurrence face à leurs propres parents.

Après un bon diner partagé, un petit sketch sur le mot « HMONG » déjà joué lors de la fête du nouvel an le 31 décembre 2011 à Vienne-en-Val a été rejoué pour ceux qui n’avaient pas été présents lors de la fête mais aussi pour faire le lien avec le Père Yves Bertrais. Un rappel primordial à chacun et chacune que nous devons rendre un immense hommage  à père Yves Bertrais pour l’écriture hmong et tous les ouvrages sur les coutumes et chants des hmong. Mais c’est aussi un petit clin d’œil pour inviter chacun et chacune à s’intéresser à l’histoire des hmong.
Les jeunes ont joué leurs scénettes. Même ceux qui n’osaient pas ont pris plaisir à jouer avec les copains et à faire rire les parents.

Pour clôturer notre retraite, une célébration avec père François. Les enfants avaient chacun un dessin avec une phrase d’évangile à colorier. Ils été inviter à lire à tour de rôle  les paroles. Les parents ont reçu un papier avec inscrit dessus en français et en hmong le nom d’un ami ou amie de Jésus. A tour de rôle, les parents ont été invités à les lire.
 
 
A la fin de la célébration, tout le monde est venu serrer la main de père François en signe de remerciement. Ce fut un moment fort de soulagement car la journée a été  longue pour les enfants mais aussi fort d’émotions car chacun repart avec une phrase qu’il a retenue à méditer, le souvenir des rires des enfants. Ces derniers ont été heureux de se retrouver ensemble dans ce cadre ; C’est ce qui doit nous encourager nous adultes à continuer notre mission de chrétien.








TEMOIGNAGES DE CLARA et JULIEN :


On a fait des connaissances et on a bien aimé la chasse aux trésors avec tous les autres enfants. On a appris aussi en regardant le sketch sur le mot « hmong » que cela voulait dire « homme libre ». On a pu discuter avec les copains.




Sketch sur le mot « H M O N G »

Honoré :  -Dis maman, qu’est-ce que ça veut dire « HMONG » ? Je trouve que c’est drôle la façon dont c’est écrit et surtout la façon dont on le prononce !


Maman :  -Tu as raison, ce n’est pas facile. Mais puisque tu es curieux, je vais essayer de te répondre comme je le peux ;  Voilà, en français on prononce « Hmong ». Tes ancêtres, tes grands-parents, ton père et moi et toi aussi, nous sommes hmong. Ca veut dire « hommes libres ». Dans ce mot de 5 lettres, tu peux y découvrir ton identité.


Honoré :  -Mais comment ça, je ne comprends  pas !


Maman :  -Regarde, la lettre « H » est un son muet, ça veut dire qu’on ne le prononce pas. Mais il existe devant les 4 autres lettres pour former le mot « Hmong ». Pour moi, c’est le « H » de « humilité, de « honneur » car ce sont des qualités humaines qui caractérisent bien les hmong. Ils ne sont pas muets mais discrets, humbles et honorables.


Jacinthe :  -Ah bon et ensuite les autres lettres ?


Maman :  -La lettre qui suit c’est le « M ». Quand j’ai appris à écrire la lettre « m », ma maitresse m’a dit de faire  trois montagnes. Les hmong vivent dans les montagnes pour leur sécurité. Ils y cultivent le riz qui est leur principale nourriture. Ces lieux difficiles d’accès sont leur territoire et leur refuge contre les étrangers. Ils sont des marcheurs infatigables.


Jacinthe :  -Si on est en France, c’est parce que les grands-parents sont venus s’y réfugier ?!


Maman :  -Oui, c’est ça et ils ont fait beaucoup de marche pour partir du Laos jusqu’en France !


Honoré :  -Alors le « hmong », il est discret, humble, honorable, c’est un montagnard et un marcheur.  Les autres lettres signifient quoi ?


Maman :  -Les lettres « o » et « n » forment le son « on ». C’est le pronom personnel qui désigne une ou plusieurs personnes indéterminées. Ce son « on » au milieu du mot « hmong » pour moi ça veut dire que le peuple hmong est uni malgré ses différents dialectes et costumes. Tous les hmong se reconnaissent entre eux.  Le mot « hmong » ne prend pas de « s » au pluriel. On n’a pas besoin de ce signe distinctif du pluriel car notre richesse et notre force résident dans la solidarité en famille et entre clans.


Jacinthe :  -Et maintenant pour le « G » qu’est-ce-que tu vas trouver comme explication ?!


Maman :  -La lettre « G » se prononce « gue ». Je trouve que c’est un son rude comme la vie des hmong au pays. Le travail ne fait pas peur au hmong car là où ils sont installés, ils travaillent sans cesse la terre pour qu’elle leur apporte la nourriture pour vivre. Aujourd’hui c’est autrement car les hmong travaillent à différents postes mais ils ne rechignent jamais devant les tâches pénibles.


Honoré :  -D’accord mais je trouve qu’il manque l’essentiel.


Maman :  -C’est quoi l’essentiel pour toi ?


Honoré :  -L’Amour, l’Amitié, il n’y a pas de « A » dans le mot « Hmong » !


Maman :  -Ah… Voyons, appelez donc la grande nièce Stella qui a appris à lire et écrire le hmong.


Honoré :  -Stella, explique-moi pourquoi il n’y a pas la lettre « A » de « amour » et « amitié » dans le mot « hmong ».


Jacinthe :  -Oui, notre maman est bloquée pour trouver une explication !


Stella :  -Ben… déjà « hmong » ça s’écrit   H MO O B  en hmong.


Jacinthe / Honoré :  -Ah bon !


Stella :  -Oui, le « H » de hmoob c’est comme le mot « HLUB » qui veut dire « AIMER », alors tu vois qu’il y en a de l’amour !! Et puis la lettre « B » c’est cim siab et pour moi, ça désigne bien le terme de l’amitié et de la grandeur d’esprit comme du cœur.


Jacinthe :  -Et  M O O ça veut dire quoi ?


Stella :  -« Moo » ça veut dire « la nouvelle » comme l’évangile.


Maman :  -Voilà  Honoré et Jacinthe, maintenant que vous savez presque tout sur le mot « Hmong », à vous de découvrir  quelle bonne nouvelle vous pouvez recevoir et donner grâce à l’enseignement du caté avec les copains…




Joanne YANG / Niam YAJ Nom Neeb


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