Orléans, Fête du 20 décembre 2014


Une salle très agréable. De nombreux panneaux expriment le sens de la journée : l’importance des différents évènements qui marquent les racines, l’histoire de notre communauté.  A l’accueil, des macarons où sont dessinés des personnages vêtus de différents costumes hmong avec le mot « bienvenue » sont offerts aux gens.
Des portraits représentants différents costumes colorés hmong accrochés sur le devant de la scène. Les panneaux rendant compte des différentes étapes de vie de la communauté. Les textes très lisibles et accessibles à tous, les explications données par les uns et les autres. Un souci de faire vivre, de rendre vivant les évènements passés et actuels.
Les itinéraires humains et religieux sont impliqués les uns dans les autres, des êtres humains se construisent au cœur de ces deux aspects ; la vie du village, la présence missionnaire. Les instruments de musique étaient là mais n’ont pas été présentés.
Cette journée,  fut marquée par différents aspects à souligner :
- des personnes sont venues de très loin avec leur famille. D’autres ont dit en toute clarté leur lien avec le groupe d’Orléans.
- le groupe de chant a impressionné des personnes présentes : « c’est une étape importante dans la vie de la communauté… ça bouge vers l’avant, cela fait plaisir et nous encourage ».

 « A cause du travail, nous sommes loin d’Orléans (logement, horaire, famille). »
- des personnes ayant participé à la messe interpeuple à Montargis (Guyane, Martinique, Mexique) sont venues suite à l’invitation reçue. Des amis laotiens étaient là. Pour des raisons de santé, Charles Moua (Gien) est venu seul. Un « gaulois » a beaucoup regretté que des membres de son petit groupe de foi ne soient pas là.
La célébration de l’eucharistie, la lecture de la naissance de Jésus en langue française et hmong, la bénédiction des œufs ont été vécus comme un temps important. La projection de visages d’enfants et de crèche : vivre ensemble pour vivre mieux. Mosaïque du monde et l’alternance de chants sont importants. « Maintenant, je comprends mieux Noël » a dit un participant. Les réalisations vécues par les enfants et la présence d’adultes qui les ont accompagnés et encouragés sont à souligner. Ils ont leur place. Une très bonne organisation pour le repas. Les « petites mains » à la cuisine ont rempli une tâche importante, il est nécessaire de souligner ce qu’elles ont réalisé à ce moment là. La « richesse » de « mets traditionnels » ce n’est pas anodin.
- Le temps de convivialité fait partie de la rencontre.
- il est à retenir que cette journée avait pour but : le lien avec l’histoire de vie, de foi depuis longtemps. Pas de longue déclarations orales, mais un déroulement concret qui permet de mieux saisir ces vies partagées et ceci afin de permettre à tous et à toutes de mieux comprendre et de s’y sentir à l’aise.

                 
Des « défis » qui ont relevé dans l’histoire un peuple qui marche au moment de la tragédie des années 1970 ; Fuite du village, marche de jour et de nuit dans la forêt, peur à tous points de vue, nourriture très infime, anxiété face à tous les périls humains et de la nature. Ces quelques mots sont chargés de respect et de discrétion. L’arrivée dans un autre pays où il a fallu construire des « abris » et après un long laps de temps, la dispersion dans différents pays du monde. Une nouvelle étape se vit à nouveau, il faut faire face à l’adversité, à l’inconnu. C’est une autre marche aussi difficile, de tout cela, on ne parle pas, nos existences ne les oublient pas.
             
Les défis pour notre aujourd’hui : la vie humaine n’est pas un long fleuve tranquille, mais un chemin rocailleux où les pierres existent. Elles sont nombreuses et très diverses selon le lieu où nous sommes, selon l’âge, la santé, selon nos choix.
Mais au cœur de  tout cet ensemble, on continue de marcher, on se donne les moyens de se retrouver lors de rassemblements (Gien, Vennecy) lors de rencontres de réflexion :  Landivisiau, St Benoît sur Loire, Lombreuil, célébration à St Jean de Braye, baptême d’adulte et de plusieurs points à notre attention.
- Garder et expliquer la richesse humaine de notre communauté. Gardons notre « esprit  critique ». Le modèle français y faire attention.
- L’enjeu de rendre compte de ce qui est essentiel dans nos vies. Ce qui nous fait vivre, le lien avec d’autres communautés.
- Des temps et des lieux de partage : ce que l’on construit, ce qui se construit, ce qui nous chagrine.
- Baptisés, aujourd’hui : qu’en savons-nous ? que disons-nous , qu’envisageons-nous ?
Je vous partage en toute amitié les réflexions personnelles suite à la rencontre du samedi 20 décembre 2014.
Avançons pas à pas, ensemble sur la route en acceptant de toujours recommencer. Essayons d’être des « passeurs » de vie, des éveilleurs de foi en Jésus Christ.

Père François Roulleau



J’ai beaucoup aimé l’ambiance de la fête. C’était l’occasion de revoir mes cousins et mes oncles de la même génération que moi. J’ai participé au défilé avec mes cousins et oncles ainsi que d’autres jeunes hmong (garçons/filles) de la cté hmong catholique d’Orléans. Nous étions tout excités à l’idée de nous habiller en costumes hmong et nou
s avions le trac de défiler devant les gens. J’ai été content de vivre cette expérience avec mes copains. Les mamans étaient contentes aussi de nous préparer tous ces habits hmong. Je m’en souviendrai pour longtemps.
Un jeune hmong

Dans le cadre de mes études, je dois préparer une exposition et j’ai choisi de parler de mon peuple hmong. Alors venir à la fête de rencontre de la cté hmong m’a permis de lire et photographier les panneaux. Des panneaux qui expliquent l’évangélisation des hmong dans les années 50 et puis les activités, les rencontres, la naissance de la cté hmong catholique d’Orléans. Bref, tous ce qui fait vivre une cté. J’ai été sollicitée pour tenir le stand de broderie, d’instruments hmong avec une tante et un oncle. J’ai apprécié le contact avec les gens. J’ai beaucoup aimé les danses folkloriques que les jeunes enfants et les jeunes filles hmong ont faites. Des danses qui montrent bien la vie au quotidien des hmong au pays. Des ustensiles indispensables au hmong pour cultiver le riz et pour la chasse, des instruments de musique hmong, le lancer de bal lors du nouvel an hmong et la broderie  sont mis en évidence dans les danses. Cette fête a été enrichissante pour moi. Pour moi en tant que jeune femme hmong et pour préparer mon expo.
A.    Yang



" Pour la première fois, j'ai eu l'opportunité d'assister à la fête de la bénédiction des oeufs organisée par la communauté hmong catholique d'Orléans le samedi 20 décembre 2014 à Vennecy.
Il y avait beaucoup de monde, toute la communauté Hmong Catholique était présente accompagné de leurs familles ainsi que les amis d'autres paroisses et d'autres communautés.
J'ai étais contente de voir autant de monde s'intéresser à l'histoire des premiers Hmong Catholique.
Lors des préparatifs de la journée, la difficulté a été l'organisation dans le temps et la répartition des tâches. Malgré cela l'entraide et la solidarité ont permis la réussite de cette fête.

L'eucharistie célébrée par le Père François Roulleau nous a permis de partager et de se ressourcer dans notre foi en tant que Hmong, peuple de migrant. Ce rappel de notre culture, de nos coutumes nous montre bien l'universalité de notre église.


Suite à cela, le repas a été un moment de partage et de convivialité. Plusieurs animations ont été assurées par les jeunes et les enfants. Cela fut un grand moment de plaisir. Ainsi je voudrais remercier toute la communauté Hmong Catholique d'Orléans pour cette journée. "
Hélène Xiong

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